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Merci de visiter mon site Web. J’espère que vous pouvez prendre quelques instants pour fureter, pour en apprendre davantage sur moi et sur ce que je fais pour les habitants de Toronto-Centre. J’ai hâte de prendre connaissance de vos préoccupations et de vos idées sur les moyens de bâtir un Canada meilleur, un Canada qui montre l’exemple au monde.
Aujourd’hui marque l’anniversaire de William Lyon Mackenzie King, notre dixième premier ministre et celui qui a siégé le plus longtemps. Il a guidé le Canada avec succès durant la grande dépression et les années tumultueuses de la Deuxième Guerre mondiale.
King a été le premier chef libéral élu par le parti lors d’un congrès. Il allait servir pendant 29 ans à titre de chef libéral et allait occuper les fonctions de premier ministre pendant près de 22 ans, du jamais vu.
Connu pour son inconditionnelle éthique du travail et son approche conciliatrice, King a gouverné en se consacrant principalement à l’atteinte de l’équilibre nécessaire pour assurer l’unité nationale du Canada.
Jeune garçon, King avait adopté cette devise : « aider les personnes qui ne peuvent s’aider elles-mêmes ». Il a témoigné de ce sentiment à maintes reprises au cours de sa longue carrière politique.
Il a d’abord commencé sa carrière en tant que fonctionnaire, puis il a été nommé ministre du Travail sous Wilfrid Laurier. King a joué un rôle instrumental dans l’amélioration des droits en matière de travail et de négociation collective. Plus tard, il a jeté les fondements d’un État-providence moderne canadien, notamment les pensions de vieillesse, l’assurance-chômage et les allocations familiales.
King a travaillé sans relâche pour amener le Canada vers une plus grande autonomie par rapport à la Grande-Bretagne. Il a mené des efforts pour aider à façonner la Déclaration Balfour, puis le Statut de Westminster.
Immédiatement après la célèbre affaire « personne », King a nommé la première femme au Sénat, Cairine Wilson en 1930.
En remplaçant l’administration impopulaire de M. Bennett pendant la dépression, King a adopté davantage de mesures activistes que son prédécesseur, notamment la Loi nationale sur l’habitation et la Commission nationale de l’emploi.
Il a également créé d’importantes institutions culturelles, y compris la Société Radio-Canada et l’Office national du film en 1939.
Par la suite, King a dirigé le plan de mobilisation en temps de guerre engendré par la Deuxième Guerre mondiale et a contribué à la mise en place d’un Plan de formation aérienne du Commonwealth britannique, qui jouera un rôle décisif dans le conflit. Plus tard, il a fait en sorte que le Canada joue un rôle moteur dans la création des Nations Unies.
En 1946, King a fait adopter la Loi sur la citoyenneté canadienne et a été le premier à obtenir officiellement la citoyenneté canadienne.
Bob Rae
Au cours du dernier mois, nous avons encore été témoins d’un autre conflit meurtrier dans la bande de Gaza et en Israël après plusieurs mois de bombardements généralisés par le Hamas. De plus, l’Autorité palestinienne s’est adressée à l’Assemblée générale afin d’obtenir un statut plus élevé et une majorité écrasante a voté en faveur de cette initiative.
Le gouvernement Harper doit garder son sang-froid. Sinon, le Canada risque de faire fausse route. L’appui du Canada en faveur de la sécurité d’Israël ne devrait pas nous faire perdre notre droit de parole en tant que pays qui comprend et soutient les Palestiniens qui aspirent à un statut d’État.
Il s’agit toujours de savoir comment nous y parviendrons. Il existe des forces au sein de la communauté politique palestinienne qui refusent d’accepter la légitimité « des autres » et il y a toujours le risque que ces forces – alimentées par les extrémistes, notamment les beaux discours et les actions des partisans fanatiques qui inévitablement provoquent une réaction – l’emporteront.
Lors de l’un de mes nombreux séjours au Moyen-Orient, un haut responsable politique israélien – du côté conservateur du spectre – a déclaré que la colonisation constante en Cisjordanie était « néfaste pour Israël ». Une solution « à un seul État » dominé par Israël signifierait que les Palestiniens ne bénéficieraient plus du statut de citoyen ni d’une véritable protection des droits de la personne. Cela voudrait aussi dire que de notre vivant un « grand Israël » serait habitée par une population majoritairement arabe, dont la plupart serait privée de ses droits. Cette situation est tout à fait intenable – Israël perdrait son identité démocratique.
Ces Arabes et Palestiniens qui ne reconnaissent pas la légitimité d’Israël en tant que territoire juif, doivent être perçus comme des opposants à un véritable processus de paix. Une « solution à un seul État » est vouée à un échec absolu des deux côtés.
La logique nous ramène à deux États, mais ce sont là des questions qui doivent être réglées entre
Israéliens et Palestiniens par l’entremise de négociations directes. La demande du président Abbas pour obtenir un statut plus élevé à l’ONU a reporté ces pourparlers. L’annonce des nouvelles colonisations israéliennes dans Jérusalem-Est et en Cisjordanie montre à quel point l’intensification des « représailles » éloignent davantage les partis plutôt que de les rapprocher.
Lorsque les négociations se poursuivront, le cas échéant, les enjeux seront de taille. Ce que les médiateurs appellent « la zone d’entente » a été atteinte à plusieurs reprises depuis Oslo. Pourtant, chaque fois les négociations ont abouti à de la récrimination suivie d’intifadas, de terrorisme et de violence qui ont détruit des vies et la confiance entraînant des dommages difficilement réparables.
L’utilisation des menaces et des « conséquences » ne favorise aucunement le processus de paix. Le président Abbas a manqué une occasion de montrer qu’il souhaitait immédiatement amorcer de nouveau les négociations directes. Voilà les propos qu’il tient depuis les derniers mois, mais qu’il a choisi de ne pas répéter à New York, s’enfermant à nouveau dans des discours purs et durs. En personne, le président Abbas est conciliant. Mais lorsque les confidences en privé et les déclarations publiques ne correspondent pas, cela pose toujours un problème.
Une fois que les conflits prendront fin, que les tirs de roquettes arrêteront, que les discours seront prononcés, que les résolutions symboliques seront adoptées, que les applaudissements et les démonstrations seront terminés, il y aura toujours des questions en suspens : la reconnaissance de l’État d’Israël; les frontières déjà convenues, y compris Jérusalem; une solution pratique au « droit de retour »; une formule applicable en faveur de la ratification des ententes au sein du leadership palestinien. Plus particulièrement, est-ce que les Israéliens sont en mesure de régler la question des colonies à l’extérieur des frontières et des limites convenues sans morceler leur propre société, et est-ce que les Palestiniens peuvent créer des structures durables, pluralistes et politiques qui respectent la primauté du droit, les droits de la personne et la démocratie?
Le Canada doit devenir efficace et agir en toute franchise. Il doit être un partenaire à la création d’un État palestinien démocratique et pluraliste comme nous en avons été déjà témoins avec l’État d’Israël, qui reflète nos propres valeurs et nos propres traditions et compétences diplomatiques.
Enfin, l’autre particularité de la politique étrangère de M. Harper – les attaques systématiques contre l’ONU, contre le droit humanitaire, l’obligation liée à la protection – c’est qu’elle défie la crédibilité. L’appui profond à la cause des Palestiniens partout dans le monde, le vote massif qui a eu lieu à l’Assemblée générale, reflètent, pour le meilleur ou pour le pire, l’opinion publique. Il ne faut pas blâmer les « Nations Unies ». Le Canada est en voie de s’isoler – et il ne fait qu’amorcer des monologues qui sont alimentés par des sondages d’opinion et par des partisans faisant preuve d’étroitesse d’esprit. Cela va à l’encontre de nos valeurs fondamentales en ce qui concerne le dialogue, la paix et l’unité. Ce n’est pas ce que la majorité des Canadiens souhaitent pour leur pays. David Cameron et le président Obama se sont entretenus au téléphone avec le président Abbas et veulent tendre la main aux dirigeants arabes et israéliens dans l’espoir de trouver une solution. Le Canada devrait à son tour communiquer avec ces dirigeants, mais cela pourrait prendre encore du temps avant qu’on reçoive une réponse. Ce n’est pas seulement ce qu’on fait, mais comment on le fait.
Bob Rae
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